jeudi 8 janvier 2015

Boko Haram: le terrorisme qui n’intéresse personne?

Bonjour les Êtres humains !

Avant toute chose je vous présente à tous mes vœux les meilleurs pour cette année 2015 qui débute ! Ceci dit, je crois qu’il y en a pour qui des vœux pour la nouvelle année sont plus nécessaires que pour la majeure partie d’entre nous qui sommes tranquillement installés derrière nos écrans d’ordinateurs, de tablettes ou de Smartphones. Je veux parler des parents de ces enfants et jeunes qui ont été enlevés au cours de l’année qui vient de s’achever par les membres de la secte terroriste Boko Haram. Il y a quelques mois, le 14 avril plus précisément, c’était 276 jeunes lycéennes âgées de 12 à 17 ans qui étaient capturées. A l’aube de cette année 2015, ce sont encore quelques quarante (40) garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 23 ans qui ont été séparés de leurs familles par ceux qui disent agir au nom de Dieu et qui considèrent l’éducation occidentale comme un péché (c’est la signification du nom de la secte en haoussa) !



Il n’est point nécessaire de chercher les raisons de ces actes qui, à mon avis, relèvent purement et simplement de la folie. Ce que je ne comprends pas, c’est le mutisme, que dis-je, l’indifférence dont fait montre la si sacro-sainte et très respectée Communauté Internationale, face à la défiance, un peu plus grande chaque jour, dont témoigne le groupe terroriste envers tous. Ce qui m’interloque le plus, c’est que jusqu’à lors, je ne me souviens pas avoir entendu de voix s’élever du côté de l’Unicef, organe des Nations-Unies qui est sensée militer pour les droits des enfants.

Il est d’ailleurs assez étonnant de constater que les actes posés par les membres de Boko Haram ne semblent pas préoccuper les uns et les autres plus que cela. Au niveau national et sous-régional, les autorités camerounaises et nigérianes ont l’air d’avoir fait aveux d’échec devant l’expansion tentaculaire de cette secte. Sur le plan continental, on se demande s’il existe toujours une Organisation de l’Union Africaine, car, cela fait bien onze ans (depuis 2003) que j’entend parler presque chaque mois des exactions perpétrées par-ci, par-là, par le groupe terroriste, depuis les bombes posées dans les églises en pleins jours de fêtes, jusqu’à la prise récente d’une base militaire sur les bords du lac Tchad. Tous ces événements qui auraient dû, depuis longtemps déjà, susciter une réaction concrète et rapide de L’U.A, semblent laisser les dirigeants de celle-ci de marbre. A croire qu’ils ont des problèmes bien plus graves à régler en ce moment (on se demande bien lesquels) !

Enfin, du côté de l’occident, je suis encore plus surpris par le silence et l’inaction affichés jusqu’aujourd’hui, par ceux qu’on considère comme les « grandes puissances de ce monde ». Surtout quand je pense aux réactions encore proches de certains pays d’Europe, et des Etats-Unis d’Amérique, face à des situations pas très différentes de celle que vit actuellement le Golf de Guinée, plus particulièrement le Nigéria. Je pense entre autres, à la lutte farouche engagée par l’administration Bush (fils) contre le groupe terroriste Al-Qaïda, lutte reprise avec un acharnement aussi virulent par l’Administration Obama. Je pense aussi à l’arrivée il y a quelques mois encore, tambours-battants, des forces « Serval » et « Sangaris », respectivement au Mali et en Centre-Afrique. Je ne parle même pas de toutes ces « Forces des Nations-Unies ou de l’Union Africaine pour… », qui pullulent encore sur le continent. En ce qui concerne les actes ignobles perpétrés par Boko Haram, après la vive indignation exprimée par le Président français, François Hollande, suite à l’annonce de l’enlèvement du groupe de jeune filles, on aurait pu s’attendre à des actes concrets, tant pour retrouver ces enfants que pour tenter de stopper l’avancée de la secte dans la région. Rien n’a finalement été engagé par la France. Du côté des USA, même réaction d’indignation et vives condamnations qui n’ont été suivis d’aucune action palpable. N’empêche qu’aujourd’hui, personne ne peut nous dire ce qui est réellement advenu de ces enfants !

Tout ceci a fini par faire naître une interrogation en moi : qui décide de ce qui est important, de ce qui est prioritaire, pour l’Union Africaine, pour les Nations-Unies, pour la « Communauté Internationale » ? Parce qu’il me semble que les vagues de montées des groupements terroristes (AQMI, Ansar Dine, MUJAO et autres) qui ont entraînées l’arrivée des forces Françaises au Mali, les affrontements entre chrétiens et musulmans qui se sont déroulés en Centre-Afrique, toutes ces horreurs qui provoquent un élan de bravoure et une volonté de voler au secours des populations qui souffrent au Moyen-Orient, on entraînés des morts, certes, mais les actes posés par Boko Haram, eux aussi sont la cause de morts et de désolation ! Doit-on attendre de compter des millions de cadavres pour agir ? Combien de temps ces parents qui pleurent leurs enfants séquestrés doivent-ils attendre encore avant de voir une main puissante vouloir bien se lever pour agir et leurs ramener leurs progénitures ?

Le terrorisme est une des plus grandes épidémies qui gangrènent le monde actuellement, et il est triste de constater que ceux qui ont les moyens de lutter contre celui-ci ne le considèrent pas ainsi. Doit-on attendre que Boko Haram s’étende sur toute le Golf de Guinée, voir dans toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre, pour en faire une priorité, tant pour les pays situés dans ces régions, pour l’Union Africaine que pour l’ONU ? Est-ce vraiment possible qu’on ait pu être capable de mettre fin à la tyrannie perpétrée par les Talibans en Afghanistan, de renverser Saddam Husayn en Irak, de traquer et mettre la main sur Ben Laden, de repousser les groupes terroristes qui menaçaient la stabilité du Mali, et qu’on n’ait pas de solution pour éradiquer un groupe de brigands terrés quelque part au bord de l’océan Atlantique ? Je ne peux pas le croire. Je ne veux pas le croire ! J’ose espérer que la situation actuelle ne deviendra pas comme celle que nous voyons en Syrie, situation qui semble ne plus préoccuper personne sur la planète, à part ces pauvres hommes et femmes à qui le Liban est maintenant contraint de demander des visas pour les accueillir comme réfugiés, tant il en reçoit des millions… Demander un visa  à quelqu’un qui cherche asile pour fuir la terreur! Vous vous rendez-compte de l’absurdité de la situation ? Ces populations en fuite ont bien une raison de quitter leur pays ! Mais étrangement, Bachar Al-Asad est toujours tranquillement à la tête du pays ! On se demande, de ce côté-là, qui est le terroriste…    

Enfin, toujours à propos de terrorisme, j’ai été, comme le reste du monde, très touché par l’attaque qui s’est déroulée hier, mercredi 07 janvier 2015, aux locaux du journal français « Charlie Hebdo », et je déplore bien évidement la morts de ces grands hommes qui, par leur don pour l’illustration, contribuaient à dénoncer l’injustice et porter haut les voix de ceux que personne n’écoute. C’est bien triste de voir que, comme au Moyen-âge, en 2015, on peut encore être tué à cause d’un dessin ! C’est pourquoi, pour une fois, je vais suivre la tendance et dire, moi aussi : Je suis Charlie ! Mais pas que… Je suis aussi chaque jour, chacune de ces personnes qui est tuée dans le monde au nom d’un quelconque dieu, je suis aussi chacun des ces hommes et femmes qui pleurent un mari, un enfant, un frère, tombé à cause de la folie des uns et de l’indifférence des autres ! 

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