mardi 19 décembre 2017

Protégeons nos enfants envers et contre tout !



Bonjour les Êtres humains !


Tous mes proches me connaissent généralement comme quelqu’un de peu loquace. C’est vrais que depuis que je suis enfant, j’ai assez de mal à trop m’exprimer. Ce qui fait que le plus souvent, je peux donner mon opinion en quelques mots et, plus tard, plusieurs heures durant, je n’arrête pas de penser à tout ce que j’aurais pu ajouter qui aurait plus facilement été adopté par mon (mes) interlocuteur (s). C’est exactement ce qui m’est arrivé dans la nuit de ce jeudi 14 décembre.

 

Je m’apprêtais à me coucher lorsque mon téléphone s’est mis à sonner. Je sors de la douche et vais répondre. Je discute environ cinq minutes avec un ami des mariages auxquels nous devons assister le samedi suivant, malgré des éclats de voix venant de dehors. A la fin de la conversation, je perçois beaucoup mieux le bruit qui m’empêchait de bien entendre la voix en ligne : ce sont des pleurs, vraisemblablement, d’enfants. J’arrête la musique et tend bien l’oreille. Effectivement, ce sont les voix des enfants de ma jeune voisine.

Elle vit dans une assez grande chambre avec son frère et leur mère. Elle a une fillette d’environ sept à huit ans et un beau petit garçon de dix-huit mois. Ils vivent dans une précarité assez étrange : ils n’ont même pas de lit mais paient l’abonnement CANAL + chaque mois. Le frère et la sœur sont très chrétiens mais la mère est alcoolique. Tout à coup, je me rends compte qu’aux cris et pleurs des enfants se mêlent ceux d’adultes. Ce qui m’inquiète un peu.

Je sors de ma chambre et me penche à ma petite terrasse pour voir ce qui se passe. La jeune mère, le quart de siècle maximum, se rince les bras et les pieds sur le pas de leur porte. Je descends pour demander ce qui se passe. Leur voisine, une quinquagénaire, et une autre, un peu plus âgée, tentent de calmer tout le monde depuis les portes de chez elles. L’une « ma copine, je t’ai déjà de ne pas faire ça la nuit, non ? », l’autre, en fang (ma langue maternelle) : « mais Mon Dieu, pourquoi c’est gens se comportent comme cela ? ». Il faut comprendre que la petite famille est d’ethnie kota et vient d’arriver dans le quartier. Or, nous les fangs sommes les plus nombreux et les plus anciens dans ce quartier où je vis depuis mes cinq ans.

Je vais voir la jeune mère et lui demande ce qui se passe : « c’est Hester (sa fille) qui embête ». La mère, assise par terre et en larmes : « pourquoi tu frappe l’enfant ? Je ne vaux plus que tu frappes cet enfant ! Arrête ! » 

Moi : « il ne faut pas faire pleurer les enfants la nuit, ce n’est pas bien ! Cela ne peut pas attendre demain ? ». Le grand frère tente en vain de relever leur maman. Comme je ne reçois, en guise de réponses, que les larmes de la mère et les sourires étranges de ses enfants, je décide de rentrer chez moi. « Engo, me dis-je, tu aimes trop te mêler des affaires qui ne te concernent pas. Vas dormir ». Mais à peine ai-je fermé la porte de ma chambre que les cris de colère de la jeune maman redoublent de virulence, les pleurs de la fillette augment et que les bruits des coups de gifle se multiplient. Je soupire : « Tu ne peux pas ne pas réagir, Engo ».

Je remets donc mon maillot de basket et retourne les voir. Cette fois, je me rends jusque sur le seuil de leur porte et me penche un peu dans la chambre pour parler au grand frère qui se tient devant celle-ci.

« Dis, mon frère, quel est le problème ? ». Il me répond la même chose que sa sœur : c’est la fille qui dérange ! Je le supplie presque : « mais il ne faut pas faire pleurer les enfants la nuit, mon frère ! ». Il n’a pas trop l’air de vouloir m’écouter, parlant à sa jeune sœur. Alors, je le touche à l’épaule pour l’obliger à se tourner vers moi : « écoute, ici, dans ce quartier, ce n’est pas du tout bien de faire pleurer un enfant dans la nuit, tu me comprends ? » Il  me fixe droit dans les yeux. J’ajoute : « tu sais, il y a des gens dans ce quartier qui font de mauvaises choses la nuit. Donc, ce n’est vraiment pas bien de faire ça ». Les deux voisines nous regardent en silence et je me doute que j’ai parlé un peu plus fort que je ne le voulais. Mais, vu le visage soudainement sérieux que le jeune homme affiche, je pense que le message est bien passé.

Je m’en retourne chez moi, me jurant que, quoi qu’il arrive, je ne reviendrai plus. En partant, je l’entends dire d’une voix calme mais très dure : « Esther, si tu n’arrête pas de pleurer, moi-même je vais venir et sévèrement te frapper, tu comprends ? Tais-toi maintenant ! » L’instant d’après, je n’entends plus que la voix enrouée de la mère « wailer » (toutes mes excuses pour l’anglicisme : to wail, comme les Wailers de Bob Marley, qui signifie à peu près chanter ses lamentations, enfin, je crois). Plus de pleurs, plus de cris.


Lorsque je retourne sous la douche, je n’entends plus les paroles de la mère que comme de lointains chuchotements. Le calme est revenu.


Alors, en tant que parent, je vous demande la permission de vous conseiller ceci : ne faites jamais pleurer des enfants dans la nuit. Que ce soient les vôtres ou pas. Surtout dans notre extraordinaire pays qu’est le GABON. Vous prendrez peut-être cela pour de la superstition, ou de la Passion. Comme vous voudrez. A ce jeune homme, j’aurais bien voulus dire quelques mots de plus. J’y ai pensé tout le temps que je me douchais.

J’aurais voulu lui dire que  nous vivons dans un pays ou les gens croient aux sirènes, d'autres jaillissent d’un tronc d’arbre, héritent du dont naturel de pouvoir faire des voyages astraux, croient aux génies de la mer, des eaux, de la forêt et même des animaux, font pousser un bananier jusqu’au régime mûr en une nuit, consommé au petit matin, découpent des nouveau-nés et les reconstituent pour les bénir, etc. Croyez-moi, je suis un chrétien catholique très croyant. Je vais rarement à la messe, mais je lis ma bible très souvent. Je crois fermement en l’existence de Dieu, en tant que croyant, mais aussi en tant que scientifique. Je suis persuadé que dans le futur, la science réussira à la démontrer. Et peu importe ce qu’il est ou aurait été, j’adore Jésus. Je le considère comme un modèle et un guide, non seulement sur le plan religieux, mais aussi dans la vie de tous les jours. Mais je ne suis pas un « bobo chrétien » naïf pour autant : tous ces gens, qui croient en toutes ces choses, ne peuvent pas tous se tromper. C’est statistiquement impossible, de mon point de vue. C’est pourquoi je me doute aussi qu’il est probable que des gens puissent jouer avec les âmes des autres.

J’aurais voulu dire à ce jeune homme que je ne suis pas le seul à le croire. Je suis convaincu que leur mère aussi le pense. J’aurai voulu lui dire que, bien que sa mère soit alcoolique, elle reste une mère et qu’une mère ne veut peut pas exposer ses enfants au danger. « Donneriez-vous des pierres à vos enfants lorsqu’ils vous demandent du pain ? » L’expérience m’a montré, tant sur le plan personnel qu’empirique, que lorsqu’une mère refuse que son enfant fasse quelque chose, c’est très souvent bénéfique pour lui. J’aurais voulu lui dire que leur mère ne veut pas exposer ses petits-enfants aux dangers de la nuit. Visibles ou non. Certains disent que dans la vie, il y a des règles, des principes universels, que la plupart des peuples appliquent. Le respect des parents en fait parti. Et aussi le fait qu’il ne faut pas se laisser aller à la violence durant la nuit. Vérifiez si vous voulez, autour de vous, et vous verrez que dans toutes les diverses communautés qui vous entourent, les gens suivent très souvent ces règles, et les enseignent même à leur descendance.

Il y a, d’ailleurs, une autre règle de vie que j’aurais, si j’y avais pensé sur le coup, voulu lui rappeler. On n’expose pas la nudité aux regards de tous. Parce que voilà : dans mon quartier, les gens aiment bien se balader, hommes, torses nus, et femmes à demi-nues (en pagnes, en sous vêtements) aux vues de tous, sans trop s’en soucier. Moi-même j’avais oublié cette règle. En effet, il y a encore quelques mois, je sortais de ma chambre juste en short ou en pantalon, pour me prélasser à ma mini-terrasse. Puis, j’ai fait la rencontre d’une jeune femme qui me l’a très durement reproché. Mais le pire ce sont les enfants : tout au long de la journée, vous pouvez en croiser au moins une bonne dizaine, seulement avec un caleçon, filles comme garçons, depuis le nourrisson jusqu’à l’âge de raison (sept ans)  et même plus. Ils se baladent souvent en groupe, mais parfois vous pouvez en croiser un en solo. Et il y en a toujours un qui est tout nu. Mes jeunes voisins sont les champions pour ça. La petite Esther et son frère se lavent souvent devant la porte de la maison, sans aucun vêtement, au bord de la piste (oui, il y des pistes, appelés mapanes, dans notre capitale) qui passe devant chez moi, et qui est très fréquentée. Sans aller loin, je pense d’abord aux pédophiles. Car oui, sous nos beaux tropiques aux femmes généreusement belles, il y en a aussi. Juste cette idée me donne toujours la chair de poule lorsque je vois ces enfants comme cela.



En résumé, j’aurais voulu dire à ce jeune homme qu’il a le devoir, en tant que parent, d’éviter d’exposer ses enfants, contre tout ce qui est imaginable, et même au de-là. Qu’il a le devoir de protéger ses enfants. C’est un devoir, pas un choix, pas une supposition, pas un acte volontaire. C’est une obligation ! Mais, bien heureusement pour moi, parfois, quelques mots ont beaucoup plus d’impact qu’un long discours…           

vendredi 4 août 2017

Des rires aux larmes, des larmes aux rires !

Bonjour les Êtres humains !


Hier nuit, en rentrant chez moi après avoir passée une bonne partie de la soirée avec mes deux plus anciens amis, mes frères dirai-je, Gildas EYI et Fabrice NDONG, je suis tombé sur une scène qui n’a pas manqué d’attirer mon attention.  



A quelques dizaines de dizaines de mètres de mon domicile, à l’endroit dénommé « petit marché d’Alalango », au quartier Derrière l’Ecole Normale de Libreville (que je présentais récemment dans l'article suivant), au GABON, je rencontre deux adolescents qui exécutent une chorégraphie de danse, communément appelé ici « balai », en plein milieu de la route. Près d’eux, devant un débit de boisson au crépissage des murs à peine achevé, deux autres ados les encouragent et une jeune femme, sans doute la gérante du bistrot, admire le spectacle. 

Quand je suis à quelques pas d’eux, l’un des deux danseurs demande à la jeune femme d’arrêter la musique. « Moi, je rentre chez moi » dit un autre.

A quelques enjambés d’eux, se trouvent trois jeunes hommes, parmi lesquels un semble assez remonté. Il tourne en rond en répétant :

«  Ils font des balais de danse sur cette route,
Celle sur laquelle on pleure notre frère ! »

-          - Calme-toi, dit un de ceux qui l’accompagnent. Ils ne t’ont pas provoqué ! 
-          - Mais c’est pas normal ! » Répond-t-il.

Moi, qui trouvait ça cool que des jeunes s’expriment à travers la danse, en tant qu’amoureux de celle-ci, je commence à me demander si le jeune homme en colère n’a pas raison. Je me souviens, en effet, que durant la nuit précédente, un jeune homme fraîchement annoncé nouveau bachelier le samedi précédent, est mort à quelques pas de là (voir la une du journal L’Union du vendredi 4 août 2017). La nouvelle bouleverse encore tout le quartier…


Drôle de monde que celui où certains dansent là où d’autres pleurent !  

lundi 10 juillet 2017

Fêtes des cultures de Libreville : un œil sur les Arts plastiques

Il y a de cela quelques années déjà, lorsqu’il était maire de Libreville, l’ancien ministre, ancien opposant candidat à la présidentielle et accessoirement homme de Dieu, M. Paul MBA ABESSOLO, lançait les Fêtes des cultures de Libreville. C’était une sorte de grand festival des cultures locales, qui rassemblait un peu partout dans la capitale, toutes les ethnies du pays, rivalisant de talents pour obtenir le titre des plus belles expressions culturelles de l’année. 


Je me rappelle de ces premières éditions qui mettaient toute la ville en effervescence pendant tout le déroulement des festivités. Les gens n’avaient qu’un même programme : vaquer à leurs occupations le plus tôt dans la journée pour se libérer et aller traîner toute la soirée et au de-là dans les Jardins de la Peyrie, entre autres, à admirer les nombreux groupes de danses traditionnelles venus des profondeurs de l’arrière-pays ; écouter les interminables chants des conteurs de M’Vett, déguster une myriade de plats traditionnels aussi surprenants que délicieux ; ou encore les recettes de vins et liqueurs locales, le tout arrosé de boissons à moindre prix. Mes parents gardent encore dans un album-photo, une image de ma grand-mère, en tenue de danse traditionnelle, qui était venue avec son groupe, lors d'une des premières éditions. En ce qui me concerne, j’étais bien jeune et à cette époque, ce qui m’intéressait par-dessus tout, c’était de danser l’Elone toute la nuit jusqu’au matin. Il faut dire que d’une part j’adore danser et que, de ce fait, je ne pouvais pas manquer une telle occasion de m’amuser, et d’autre part, l’Elone est une danse traditionnelle Fang, qui se pratique en file indienne, tournant en rond autour des percussionnistes. Ces derniers lancent les couplets des chants et la foule de danseurs reprend les refrains. Mais la véritable particularité et le principale intérêt du jeune homme que j’étais alors est le fait que c’est une danse mixte, très sensuelle, sur des chants aux paroles assez explicites. C’était donc l’occasion de faire de belles rencontres et peut-être bien plus…


Mais je m’égare dans mes souvenirs de jeunesse. Venons-en à ce qui me pousse à parler de la fête des cultures aujourd’hui. Le fait est qu’après quelques années passées dans les oubliettes de la Mairie et du Ministère des cultures, elle est à nouveau d’actualité. En effet, en ce début de mois de juillet, s’est tenue la 13ème  édition de la Fêtes des cultures de Libreville. Étrangement, l’ambiance n’était pas celle que j’ai connue dans les années antérieures. Il faut reconnaître que, pour une fois, ce n’est certes pas de la faute des autorités organisatrices qui se sont données beaucoup de mal à informer les populations : spots publicitaires à la télévision et sur les chaines de radio, affiches dans toutes les principales artères de la capitale gabonaise...

Affiche officielle de l’événement

En général, pour prendre la température d’une activité comme celle-là et connaitre l’implication réelle des populations dans celle-ci, j’observe tout simplement les habitants de mon quartier : ils se composent en grande partie des classes les plus basses, sont pour la plupart peu instruites et comprennent une grande diversité d’ethnies locales et de ressortissants étrangers. Pour moi, il n’y a rien de mieux que de descendre dans les « matitis » pour prendre le vrai pouls de la population. Ce qui est étrange, c’est que déjà bien avant la date du début des célébrations, le jeudi 07 juillet 2017, personne ne paraissait vraiment s’en intéresser. Dans les années passées, le sujet serait déjà à la une de toutes les conversations, la principale préoccupation pour les jeunes, qui sont presque tous en vacances, et pour ceux qui espéraient y exercer quelque commerce pour se faire un peu de sous. Mais rien, « que chwiiiiiiiinnnnn ! », comme on dit ici.


A cause de mon boulot, je ne me suis pas particulièrement intéressé à l’évènement. D’ailleurs, j’avais complètement oublié qu’il aurait lieu, jusqu’à ce que quelqu’un me le rappelle. J’avais en effet, prévu de préparer un petit billet sur un jeune homme, artiste peintre, qui vit dans le même quartier que moi. Cela faisait des semaines qu’on en avait parlé et mon questionnaire étant fin prêt, je voulais caler un rendez-vous avec lui pour l’entretien. Le soir du deuxième jour des festivités, je le croise devant chez lui et lui demande de me proposer une date. Il me fait alors comprendre qu’il a une exposition en cours et qu’il ne sera pas vraiment disponible ce week-end. Toutefois, il m’invite le lendemain à aller y assister. J’accepte, mais pour des raisons professionnelles, je ne peux m’y rendre. Je me sens un peu mal de ne pas avoir tenu ma promesse et lorsque nous nous croisons ce dimanche 09 juillet, dernier jour des festivités, je prends l’engagement d’aller voir ses tableaux dans le courant de la journée. C’est ainsi qu’aux environs de midi, je me rends à la Maison de la Télévision Georges RAWIRI, où se tenait l’exposition.


En arrivant devant le portail de l’édifice, je sui assez surpris de n’y voir que très peu de monde. En effet, à part quelques groupes d’hommes agglutinés dans un coin du parking de l’enceinte, jouant au « Songo », un jeu traditionnel venu du nord, il y a à peine une poignée d’individus qui visitent les lieux. Je me dirige directement vers le principal hall du bâtiment. Là, les jeunes artistes reconnaissables aux badges qu’ils portent autour du cou, vont et viennent aux milieux des tableaux, des sculptures et des photographies.

Je suis déjà sous le charme des premières œuvres que j’admire lorsque je tombe sur un tableau signé « Daddy Peinture ». Il s’agit d’une œuvre de mon jeune voisin d’artiste, celui qui m’a invité là. Je me décide à faire le tour pour voir s’il a d’autres tableaux exposés lorsque je le vois s’avancer vers moi, tout souriant. « Content que tu sois venu, ça fait plaisir ! » Il me présente ses cinq tableaux en lice, en m’expliquant qu’ils feront l’objet d’un vote par un jury composé de maitres de l’art, entre autres, puis, me laisse à ma visite pour s’occuper d’un de ses frères et de ces deux amis qui lui ont fait l’honneur de venir. J’ai le temps de découvrir les autres œuvres : des tableaux de différentes tailles, à l’instar des ces petits paysages de forets et de rapides, probablement du fleuve Ogouée, signés Luc Armand MIGAN. Les tableaux, exposant des paysages, des portraits ou des compositions plus complexes, alliant traditions et modernités, d’artistes tels que Kedina, Alban ou encore Willy MILINGU, sont aussi appréciables les uns que les autres.  Dans un coin de la salle, sont rassemblées des photographies de taille moyenne. On peut aussi admirer, au milieu des tableaux, diverses sculptures, comme celles de M. Jean Blaise NTSIANGANA-IMBOU. Je suis totalement en admiration devant les œuvres des « maitres », particulièrement devant les tableaux de Me MINKO MI NZE, qui associent aux toiles des matières telles que le Rafia, un tissu produit localement, et le carton, le tout dans des ensembles très tradi-modernes. En passant devant une étrange pièce, faite de bois, de verre et de fer forgé, je suis surpris de reconnaitre le nom de son auteur, Me Clotaire BABIKA, qui fut mon professeur d’arts plastiques au lycée, et qui fut le premier artiste de la bouche duquel j’appris que j’avais un certain talent pour les arts graphiques, et particulièrement le dessin. Je refais le tour de la salle pour repérer toutes ses œuvres. Elles semblent constituer une série, composées avec les mêmes matières que celles citées plus haut, dans les mêmes coloris et aussi symboliques qu’éblouissantes. Je me demande juste combien une de ces pièces pourrait couter et surtout, j’imagine les progrès effectués par mon ancien enseignant pour avoir, aujourd’hui, les moyens de travailler des matières aussi complexes que le verre ou le fer forgé.

Sculpture de Me Clotaire BABICKA

Tableau de Me MINKO MI NZE

Une des photographies exposées

Tableau d'ALBAN


Sculpture de Me BABICKA
Tableau de Daddy Peinture
Daddy devant son tableau

Je revois mon cher voisin, Daddy, avant de quitter les lieux. Il m’explique brièvement combien de fois il est difficile pour eux de vendre leurs œuvres. Je le comprends bien, vu le manque d’affluence, un dernier jour de festival. Je repars de là avec un petit pincement au cœur pour ces jeunes qui, tant bien que mal, poursuivent leurs rêves, malgré les difficultés. Ils envisagent d’organiser, avec leurs propres moyens, des exposition-ventes. Je leur souhaite un bon vent et vous donne rendez-vous très bientôt pour découvrir l’un d’entre eux. Inch’Allah !